Bonjour à tous, (quoi qu'peu en retard sur le sujet ).
Néanmoins, Arsène comme à son habitude, il faut bien le reconnaitre, pose une question intéressante qui demeure sans réponses depuis le 13 fèv alors pourquoi ne pas reprendre ce "débat".
En ce sens, Arsène tu as une vision humaniste, et si je peux me permettre (et puis merde je me le permets), idéalisée .
Ce n'est en aucun cas un reproche, mais néanmoins le caractère de cette vision pèse sur la façon manichéenne dont tu traites la question:
"À l'époque de la Sécession, il y avait
d'un côté les Suddistes, qui restaient favorables à l'esclavage ;
et de l'autre les Nordistes qui, au nom des valeurs de la Démocratie notamment, et des Droits de l'Homme promus par la révolutionnaire DDHC (Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen) de 1789, demandaient son abolition."
Crois tu sincèrement que le nord comme tu sembles l'indiquer, investi de valeurs universelles héritées des "lumières" dans un élan humaniste et démocratique, à désirer abolir l'esclavage?
Moi je ne pense pas, comme le conseille très justement POIL "il faudrait voir déja à recadrer dans le contexte du milieu du XIX éme siècle".
La notion "d'abolition de l'esclavage" doit être donc relativisée, puisque à cette période c'est la confrontation entre deux modèles économiques, le sud agricole et le nord (plus particulièrement l'est )industriel, pour ne pas dire 2 modèles idéologiques.
En cette période du XIX e siècle, comme chacun le sait, la révolution industrielle est en marche et les Etats Unis n'y échappent pas.
De ce fait, pour les industries naissantes quelle main d'oeuvre plus productive, que des esclaves à qui on rend leur liberté sous couvert de la loi, mais que l'on aliene par le travail.
Ainsi, l'abolition de l'esclavage peut se considérer comme le passage "d'un esclavage primaire" vers "un esclavage moderne", servant les intérêts des industries naissantes et le Nord industriel.
Pour finir, je ne suis pas sûr, rejoignant ainsi Aurélie et Poil, que la citation de Tocqveville détienne une quelconque connotation xénophobe, mais pense plutôt qu'elle pose de manière "avant gardiste", le problème de l'immigration et par là de l'intégration de populations, dans une société démocratique ou le consensus en règle, en droit, se forme par la voix de tous mais ou en réalité il n'appartient qu' à un petit groupe.
En conclusion (et ce n'est pas trop tot), Je pense que Tocqueville décrit les possibles conséquences pour une société, de la prise de conscience par les populations écartées du pouvoir, de l'hypocrisie sur laquelle est fondée leur "pseudo liberté"
_________________
"Il n'y a que par la contradiction que l'on peut demeurer fécond"